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Etre acteur du changement par la posture de l'avocat de l'ange

Semaine de rentrée au bachelor jeune entrepreneur de l'EM de Strasbourg… Les coachs lancent le défi aux équipes de faire du chiffre d’affaires pour un client. L’intention de cette semaine est de développer la compétence vente et développer le chiffre d’affaires des équipes.

Lundi en début de matinée, le client, Séverin de l’entreprise Moi Moche et Bon, présente le challenge de la semaine. L’objectif est de développer la clientèle hors GMS, secteur dans lequel leurs jus de pomme ne sont pas présents.

Chaque journée de la semaine débute par un temps avec toutes les équipes, où chacune présente ses résultats de la vieille ainsi que son objectif de la journée. La journée se termine par un temps en équipe pour faire le bilan de la journée.

Ce matin du deuxième jour, Corentin, leader des 2es années prend la parole : « Nous avons décidé de ne pas vendre les bouteilles de jus de pomme, car nous ne trouvons pas çà utile ! Nous avons donc décidé de booster notre chiffre d’affaires en consacrant la journée à vendre les produits des équipes de notre promo ! ».

Par la suite, l’équipe demande aux coachs d’être présents à leur sessions de dialogue.

L’équipe souhaite préciser sa position. Chacun prend la parole :

Mathis : « nous respectons le cadre, nous faisons du chiffre d’affaires, et même plus que si on vendait les jus de pomme. »

Thomas : « nous ne comprenons pas la position des coachs, nous aurions aimé co-créer cette journée avec vous »

Plusieurs prennent la parole avec pour chacun une critique sur la situation : mauvais choix de produit…Obligation des coachs… Marge insuffisante… Nos produits d’abord…

L’après-midi, dans le temps de clôture d’une équipe de 1re année, Samuel prend la parole :

L’après-midi, dans le temps de clôture d’une équipe de 1re année, Samuel prend la parole : «Avec la marge que nous faisons sur une bouteille, comment allons-nous atteindre les 9 000 € de CA qu’il nous faut pour partir en Finlande ?...»

Dans cette même équipe Laura témoigne : « Moi, j’ai passé une super journée ! Et j’ai eu un rendez-vous ! J’ai développé ma compétence de vente ! Je suis contente d’avoir surmonté ma peur ! ».

Nous constatons que le phénomène se répète : lorsque nous posons un défi, ou que nous proposons un cadre obligeant, les réactions d’opposition se développent, mais également des postures d’acceptation et de rebond.

Pour comprendre ces réactions, le modèle de la « courbe du deuil » de Kubler-Ross, nous éclaire sur les différentes phases qu’une personne ou qu’un groupe affronte à la suite d’un choc ou d’un changement.

courbe du deuil Kubler-Ross

La phase descendante, qui est tournée vers le passé, avec une dynamique qui consistera à rester dans la situation connue et à refuser celle qui se présente. Dans cette phase se succèdent les étapes de déni, de colère, de peur et de tristesse.

La personne ou le groupe se voit d’avantage dans une posture de victime, rejetant la faute sur une tierce personne ou une situation donnée!

Cette phase descendante est véhiculée par la peur: de perdre une situation acquise... De l'inconnu à venir...

La phase ascendante, tournée vers le futur, débute par une étape d’acceptation de ce qui est,, puis une de pardon, une autre de quête de renouveau puis une étape de sérénité et de croissance. Cette phase est productive, et permet l’émergence de renouveau. La personne ou le groupe devient alors acteur !

Le point de bascule en médiation...

Comment alors s’opère le passage d’un mode descendant à un mode ascendant ?

Dans ma pratique de la médiation, deux phases similaires se succèdent. La première mue par une énergie de destruction : je veux supprimer le problème, la cause du conflit… Et la deuxième mue par une énergie de la compréhension : que veut l’autre ? Qu’est-ce que je veux moi ?… Le moment où le conflit bascule est appelé point de bascule. C’est lorsqu’il y a une reconnaissance mutuelle des besoins.

C’est l’instant où chacun des protagonistes se sent entendu dans ses besoins et entend l’autre dans ses besoins. À ce moment la situation passe d’une énergie de la destruction à celle de construction.

Tant qu’une des parties ne se sent pas entendue, alors le conflit demeure.

Ainsi, est-ce que le passage dans la phase ascendante de la courbe du deuil, ne serait-il pas la conséquence d’une acceptation de la situation (la reconnaissance de l’enjeux de la situation) et une reconnaissance de ses propres besoins?

La posture de l’avocat de l’ange : point de bascule ?

courbe du deuil Kubler-Ross  point de basculeFace à une nouvelle situation, être un avocat de l'ange consiste à réfléchir en quoi nous aimons cette situation, et en quoi elle peut répondre à tout ou en partie à l'objectif fixé.

Autrement dit, comment, dans une situation qui peut m’être imposée, je peux être dans l’acceptation de ce qu’elle est et identifier comment elle peut contribuer à la réalisation de mes besoins.

La posture de l’avocat de l’ange serait alors le point de bascule de la courbe de deuil de Kubler-ross…

Le fait de voir le changement ou le choc comme une opportunité, permettrait alors de passer dans la phase ascendante, plus créative et plus productive.

Une piste d'action...

En alliant ces trois concepts : la courbe de deuil, la CNV et l’avocat de l’ange, un outil pourrait être créé…

Une situation vient me déranger ? Je perçois qu’elle provoque une tension, de la colère, de la tristesse ?

L’outil de la CNV peut être utilisé:

outils avocat de langeLa phase descendante de la courbe du deuil pourrait être apparentée à l’activité de mes pensées alimentée par mes croyances, mes jugements, mes évaluations ou mes peurs…

Passer à un mode ascendant serait le fait d’identifier les sentiments ou les émotions générées par cette situation, puis de voir quel besoin n’est pas nourri. Je peux alors voir la situation, la prendre pour ce qu’elle est et mettre en parallèle le besoin que je cherche à réaliser.

Une phase créative peut alors suivre pour trouver des idées qui puissent servir les deux : la situation / le défi et mon besoin. 

Je peux alors passer à l'action!

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S’engager dans l’action grâce au Pré-motorola !... au quoi ?

Pourquoi cette réflexion ?

J’écris cette réflexion suite à l’expérimentation d’une nouvelle formulation du pré-motorola avec une équipe du Bachelor Jeune Entrepreneur.

Cette expérimentation prend également naissance dans une insatisfaction devant les pré-motorola que je vois passer et souvent auquel je participe, dans lesquels je trouve que la partie « ce qui pourrait bien se passer » n’est à l’action.

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On ne peut pas collaborer avec des gens qui n'ont pas fait leurs devoirs intérieurs !

Cette expression, certes un peu provocante, me vient d’Antonio Linarès avec qui j'ai eu l'occasion de faire une formation.

Ma troisième année de coaching au Bachelor jeune entrepreneur s’achève. Je me pose la question : et s'il y avait un apprentissage que je devais retenir de ces trois ans, lequel serait-il ?

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Etre acteur du changement par la posture de l'avocat de l'ange

Semaine de rentrée au bachelor jeune entrepreneur de l'EM de Strasbourg… Les coachs lancent le défi aux équipes de faire du chiffre d’affaires pour un client. L’intention de cette semaine est de développer la compétence vente et développer le chiffre d’affaires des équipes.

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